Association des plantes ou compagnonnage

Article publié , mis à jour , dans Techniques agricoles.

Le compagnonnage consiste à fournir le meilleur environnement aux cultures des légumes et des fleurs par le choix de leur voisinage. Cette technique est entrée en application après que les jardiniers aient découvert que certaines plantes avaient la possibilité de repousser des insectes spécifiques ainsi que des mauvaises herbes autour d'elles. Il s'agit donc de faire pousser autour d'une plante une espèce botanique capable d'éloigner les nuisibles à ladite plante. Tout part du fait que lorsqu'il y a des mélanges d'odeurs issus d'associations de plantes, les insectes sont désorientés, perdent leur repère et finissent par s'enfuir. Dans le compagnonnage, il est aussi possible d'attirer des insectes par des plantes afin que ceux-ci servent de prédateurs à d'autres insectes. Cette méthode est très utilisée dans la culture biologique où on ne fait pas usage de produits chimiques.

Cultiver séparément des plantes de même famille

Le principe du compagnonnage est aussi de cultiver les plantes sur une même planche en veillant à ce qu'elles n'exigent pas les mêmes besoins en nutriments et qu'elles ne se fassent pas de concurrence au niveau de la place. Il est ainsi déconseillé de cultiver côte à côte des légumes appartenant à la même famille puisqu'elles attireront les mêmes parasites et développeront les mêmes maladies.

Quelques combinaisons gagnantes

On a remarqué que plusieurs insectes se répandent dans le potager, particulièrement les nématodes qui attaquent les racines. Pour les repousser, il est possible de planter des œillets entre les plants et intercaler des ricins dans les massifs des fleurs. On peut réussir à dérouter les insectes en cachant les plantes qu'ils aiment par d'autres. Par exemple, les fines herbes et les plantes aromatiques, par leur forte odeur, permettent de camoufler l'odeur d'autres plantes. On peut planter du trèfle à proximité des choux afin de mettre en place un couvre-sol. Et lorsque le ver, qui a l'habitude de manger les racines des choux, arrivera, il s'occupera à manger le trèfle et ne pourra pas avoir accès à ce qu'il aime en réalité. Avec des oignons, on peut éloigner les mouches des carottes et vice versa.

Les plantes peuvent aussi servir d'appât ou de leurres aux insectes. Ainsi, la moutarde sert d'appât au papillon blanc des choux, les choux gras piègent les mineuses tandis que les aubergines déroutent les doryphores. Il est bon de disposer ces plantes pièges à une certaine distance des plantes à protéger car si elles sont trop proches, c'est l'effet contraire qui risque de se produire.

Quelques exemples d'insectes prédateurs d'autres insectes

Dans le compagnonnage, on peut favoriser l'arrivée d'insectes qui joueront le rôle de prédateurs à d'autres insectes. Les coccinelles par exemple attaquent les pucerons. A ce sujet, une seule coccinelle peut bouffer 50 pucerons. En plantant des arbres à écorce très rugueuse, les coccinelles seront attirées et y hiverneront. La plupart des insectes nuisibles aux plantes craignent les guêpes qui viennent au jardin lorsqu'il y a des plantes mellifères. Les libellules peuvent également être utilisées comme prédateurs notamment pour repousser les cochenilles, les vers, les chenilles et les mites.

Poser une question

Vous n'êtes pas connecté. Vous pouvez quand même poster une question, elle vous sera attribuée si vous décidez de vous connecter ultérieurement.