AGRONEO

Swollen Shoot, autre approche du traitement

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Bonjour,

Je viens de parcourir in extenso votre article sur le CSSV. Un certain nombre d'interrogations me taraudent l'esprit:

1- Ne pensez-vous pas que la proliferation du CSSV est due en grande partie, tout en considérant les causes et autres vecteurs qui ont été énumérés dans cet article, à une "erreur" d'approche dans la lutte contre cette maladie?

Je pose cette question parce qu'il me semble que les differentes stratégies sont essentiellement orientées vers la lutte contre les hotes et les vecteurs de cette maladie (le virus étant quasiment difficile à éradiquer), sur la lutte variétale également sans pour autant que rien ne soit (j'espere me tromper) concrètement fait pour soulager la plante et même peut-etre la guerir une fois qu'elle est infectée par le CSSV.

Si c'est une maladie virale, pourquoi ne pas penser à NEUTRALISER LE VIRUS même lorsqu'il s'est déjà logé dans la plante? Pourquoi ne pas chercher à optimiser la capacité naturelle de la plante à deployer ses mecanismes de defense naturels contre ce virus quand elle n'est pas encore mortellement atteinte?

S'employer à combattre les vecteurs et les hotes n'est pas une solution perenne au probleme à mon sens. C'est juste du mauvais gain de temps. Je pense qu'il faut questionner les differents programmes de traitements phytonsanitaires de ces cacaoyers afin de savoir si ceux-ci ne sont pas aussi de nature à fragiliser le systeme immunitaire de ces plantes et partant à les predisposer à des attaques bacteriennes ou virales comme celle-ci.

Je pense pour ma part que les actions en faveur de la lutte contre le CSSV devrait également, si tel n'est pas encore le cas, être orientée vers cette approche.

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Vous pouvez avoir raison, je pense que vous devez avoir raison;
mais c'est très compliqué de faire autrement quand les enjeux sont économiques.

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Bonjour,

J'ai du mal à saisir le sens de ces "enjeux economiques" que vous voulez mettre en exergue. Pouvez-vous etre plus explicite?

Merci.

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Tout simplement l'agriculteur ne peut pas s'amuser à essayer de nouvelles méthodes alors qu'il risque la propagation d'un dangereu virus et la destruction d'une plantation qu'il a mit de longues années à installer; ~7ans minimum.

L. Page Pardon, bonjour :)

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Admettons!

L'abattage de masse est échelonné sur 5 ans pour les 100.000 ha. Ca fait une moyenne de 20.000 ha par an. Essayer quelque chose de nouveaux ne presente aucun risque supplementaire de propagation du virus si on reste sur l'eheancier de cinq ans.

Ne pas essayer une autre approche c'est fermer la porte à un possibilité de reussite, d'echec, c'est-à-dire d'avancée dans la lutte contre ce virus.

Quand vous perdez un arbre (cacaoyer) de 7 ans, il vous faut au moins 7 autres années pour avoir un autre cacaoyer du meme age. En clair, il vous aura fallu 14 ans pour avoir un cacaoyer de... 7 ans et ne meme pas etre sur qu'il vivra longtemps.

Il y a donc le cout de l'action et le cout de l'inaction. Pour l'heure, ne pas envisager une solution prophylacticque supplementaire rentre dans le cout de l'inaction et c'est dommage car ca peut etre lourd de consequences economiques dont souffrirait en premier le... petit planteur.

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Vous parlez d'un sujet spécifique pour 100Kha? Je ne suis pas au courant, il y a un programme d'abattage de masse quelque part?

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Bien vouloir cliquer sur le lien ci-dessous.

Côte d'ivoire destruction de 100-000 hectares de cacaoyers

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Arf! La catastrophe.. Il est fort probable que certains planteurs changent de production; ce qui ne serait pas une mauvaise idée.

Il faudrait trouver la méthode qui va être mise en place, je pense que des corridors/pare-virus (comme les pare-feux) peuvent aider.

Et oui, je pense que vous avez raison il est possible d'essayer autre chose dans ces conditions..

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Justement, abandonner la cacaoculture pour pour une autre speculation est selon moi un choix judicieux. Un hectare de cacao ne vaut pas 50.000FCFA et quelques rejet de bananier et tuti quanti.

Je voudrais aborder la solution alternative.

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Oui il y a des choses simples comme le Maniocs dont le prix a flambé en Côte d'Ivoire si je suis bien informé. Il faudrait rendre plus sporadique les plantations afin d'éviter une propagation de masse.


Quand je vois les photos des plantations de cacao il est évident qu'il y a un problème de surexploitation, l'association Hévéa-Cacao. Je connais bien Madagascar, et là-bas pas de Swollen sur le Cacao mais pas non plus de sur-plantation linéaire ça doit être lié et ça ne doit pas aider non plus la plante à être seine d'elle même.


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Je pense que c'est plutôt une question de surproduction et de baisse des prix; le swollen a bon dos !

Le gouvernement ivoirien a trouvé là une excuse pour récupérer de l'argent à court terme, faire baisser la production et donc faire remonter les prix à long terme.. ..!

Cet abattage massif n'est pas en rapport avec le virus, mais plutôt une réponse d’ingénierie économique.
Qualifier un virus aide à faire avaler la pilule aux agriculteurs.

Alexander vous avez sans doute raison, mais ne comptez sur personne pour vous écouter, la vrai cause de cet abattage n'est pas le virus.

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Désolé,je mem suis absenté un moment.


Je m'interesse à ce probleme de CSSV parce que je suis Camerounais et je vis au Cameroun. Tout comme la CI, mon pays est producteur de cacao à une echelle certes reduite (moins de 400.000 tonnes/an). Le CSSV pourrait un jour traverser la frontiere d'avec le Nigeria voisin et se retrouver au Cameroun.

L'approche ivoirienne sur la question du CSSV me rappelle fortement celle de nous avons eu et avons encore des degat causés par le champignon de l'armillaire qui est l'agent vecteur du pourridié dont les symptomes s'apparentent au Die-Back, une autre maladie lethale du cacaoyer.

Pendant longtemps, tout le monde etait convaincus que le pourridié n'offrait pas d'autres solutions que l'abattage et le dessouchage pour aboutir au remplacement. Pourtant, il existe une solution efficace à ce probleme.

"Le gouvernement ivoirien a trouvé là une excuse pour récupérer de l'argent à court terme, faire baisser la production et donc faire remonter les prix à long terme.. ..!"


Ca peut en effet etre l'une des explications. Il y a de la pertinence dedans sauf que c'est le planteur qui paye les frais dans ce cas de figure.

"Alexander vous avez sans doute raison, mais ne comptez sur personne pour vous écouter, la vrai cause de cet abattage n'est pas le virus."


C'est bien dommage

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C'est plutôt une bonne nouvelle pour vous que la cause soit autre :) ...quoi que.. c'est une autre forme de problème, la chute des prix envisagée.

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