La sétaire verte

Article publié , mis à jour , dans Sétaire, Poacées.

La sétaire verte est une plante adventice de la classe des monocotylédones. Elle est dénommée scientifiquement Setaria viridis et appartient à la famille des Poacées. La sétaire verte est surnommée « panisse », « faux millet » ou encore « attrape-abeilles ».

La ligule de la plantule de la sétaire verte est ciliée. On voit de part et d'autre de cette ligule, à la base du limbe, des poils courts et raides appelés « moustaches ». La section de la gaine est elliptique et celle-ci est légèrement poilue. Le limbe a un aspect glabre. Sur les feuilles de la plante adulte, on aperçoit des feuilles longues et coupantes à la marge, avec une terminaison en pointe. L'espèce mesure entre 10 et 50 cm et fait partie des plus petites sétaires. Elle a de longs épillets ovales et obtus ne contenant qu'une unique graine. Son inflorescence est verte et lisse au toucher de bas en haut.

Biologie

Le cycle biologique de la sétaire verte est annuel. Il s'agit d'une graminée exclusivement estivale dont les premières levées démarrent en avril et s'échelonnent jusqu'en été. La germination des graines est superficielle et la profondeur de levée optimale est comprise entre 0 et 3 cm.

Habitat

La plante se rencontre sur tous les sols cultivés et ne craint pas trop la sécheresse. On l'aperçoit fréquemment au sud de la Loire, ce qui n'est pas le cas dans le nord de Paris. Les cultures estivales comme le soja, le maïs, le sorgho et le tournesol sont très envahies par la mauvaise herbe. Aussi, les cultures en mode biologique réalisées dans le grand quart du sud-ouest ne sont pas épargnées par la sétaire verte.

Facteurs favorables

Il a été constaté que la sétaire verte a tendance à croitre dans les champs où il y a peu ou pas du tout de travail du sol. Toutefois, le plus grand facteur de développement de cette adventice dans les parcelles cultivées est la simplification des rotations culturales. Il faut en outre indiquer que l'extension de la sétaire verte sur le territoire français est aussi due au développement de certains types de rotations comme par exemple les alternances tournesol-blé. Aussi les monocultures de maïs sont en cause dans la progression de cette adventice.

Nuisibilité

Cette plante a une nuisibilité moyenne mais peut avoir un impact sur le rendement lorsque ses levées sont précoces. Il faut aussi indiquer le fait qu'elle puisse dégrader sérieusement la qualité des récoltes par l'introduction d'impuretés et d'humidité. En effet son cycle biologique étant très court, la plante parvient à produire rapidement des épis et graines qui infestent les récoltes.

Lutte

Il est mieux de privilégier les rotations culturales permettant une alternance parfaite entre les cultures d'hiver et de printemps. Ainsi, le risque de développement de l'adventice dans les parcelles sera limité. Par le labour, on peut réussir à enfouir en profondeur les graines de la plante et à en éliminer une bonne partie. C'est une bonne méthode surtout que la survie des graines est faible à moyenne. L'efficacité de la technique est quasiment garantie si un enfouissement occasionnel est pratiqué chaque 3 ou 4 ans. Il serait intéressant de faire le labour après la récolte d'une culture qui a subi un échec de désherbage. Les faux-semis sont une solution de lutte mais ne peuvent donner satisfaction que si les conditions sont favorables à l'émergence rapide de l'adventice.

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