La renouée persicaire

Article publié , mis à jour , dans Renouée, Amarantacées.

La renouée persicaire est une plante identifiée comme une adventice. Elle est de la classe dicotylédone et appartient à la famille des Amarantacées. Outre son nom scientifique Polygonum persicaria, on l'appelle « Abiossa », « herbe-aux-crapauds » et « cul-rouge » entre autres.

La plantule de la renouée persicaire se caractérise par une tige aux feuilles alternes et de couleur vert olivâtre. Elliptiques, les cotylédons possèdent un pétiole court et un limbe légèrement dissymétrique parfois teinté de rouge au niveau de sa face inférieure Mesurant environ 1 cm de long, l'axe hypocotylé est coloré de rouge. Les feuilles ont toutes la même apparence. Elles sont lancéolées et se rétrécissent en un court pétiole. On remarque qu'elles sont enroulées en double cigare provenant d'une gaine velue, dont le sommet est prolongé par de longs cils.

Le limbe fait penser à une feuille de pêcher et se caractérise par une largeur maximale au milieu. Celui des toutes premières feuilles affiche des taches noirâtres, regroupées parfois en « fer à cheval » sur les feuilles ultérieures. Concernant la plante adulte de la renouée persicaire, la tige est dressée, ramifiée et généralement de couleur rougeâtre. Elle peut faire entre 20 et 80 cm de haut. La tige possède des feuilles glabrescentes, ciliées, lancéolées et courtement pétiolées. Ces feuilles affichent une tache noire également en « fer à cheval ». Sur cette plante, les fleurs sont rassemblées en longs épis denses. Les semences de la renouée persicaire sont des akènes lisses présentant une couleur noir luisant. Ces akènes sont généralement lenticulaires.

Biologie

Cette adventice a un cycle annuel. Son émergence se fait le plus souvent sur un intervalle de 3 mois environ. La floraison de la plante a lieu durant tout l'été. Sa profondeur optimale de levée se situe entre 1 et 3 cm. On note toutefois que la renouée persicaire peut se produire jusqu'à 6 cm.

Habitat

Cette adventice est commune sur tout le territoire de la France. Sa présence est particulièrement significative dans les zones tempérées et méridionales de l'Eurasie. L'espèce se développe aux alentours des rives vaseuses, des décombres et des bords de chemin. Les sols limoneux et sableux bien aérés, humides, riches en azote et éléments nutritifs sont très appréciés par la renouée persicaire. Elle a une affinité avec les cultures de printemps et d'été réalisées en mode conventionnel, et pousse également dans les protéagineux d'hiver.

Facteurs favorables

Cette adventice est bien adaptée aux cycles biologiques des cultures estivales. Selon une étude menée sur le développement de la flore du maïs et du tournesol, la renouée persicaire fait partie des 5 espèces d'adventice les plus courantes dans ces cultures.

Nuisibilité

La concurrence exercée par l'adventice est moyenne. Il faut cependant craindre une gêne de récolte en cas de forte infestation.

Lutte contre la renouée persicaire

Il a été constaté que les cultures dans lesquelles il y a une parfaite alternance entre les cultures d'hiver, d'été et de printemps sont peu menacées par cette mauvaise herbe. Compte tenu du caractère faible du taux annuel de décroissance de la renouée persicaire, le labour n'est pas conseillé car son action est moyenne, voire neutre. La recherche d'autres moyens de lutte complémentaires est donc souhaitable.

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