Le panic pied-de-coq

Article publié , mis à jour , dans Plantes adventices, Poacées.

De son nom scientifique Echinochioa crus-galli, le panic pied-de-coq est une plante monocotylédone de la famille des Poacées. Considéré comme une adventice, il est désigné dans certains écrits, par divers noms vernaculaires : « Grand-millare », « Boupeilh » et « panisse » en sont des exemples.

Cette adventice est une graminée estivale. A l'état de plantule, on la remarque par son aspect glabre et l'absence de sa ligule, remplacée par une sorte de marque triangulaire souvent de couleur blanc ou plutôt décolorée. Sa section est très aplatie. Le panic pied-de-coq au stade de plante fait 1,5 m et parfois même plus. Elle a aussi un aspect glabre. La plante produit plusieurs talles. Cette plante affiche des feuilles longues au dos caréné et à bord coupant. Le panic pied-de-coq a des inflorescences appelées racèmes. Elles sont terminales, de couleur violacé et sont regroupées en épis linéaires. Ces inflorescences sont plus ou moins barbues. La plante produit des épillets poilus longuement aristés ou mutiques. Les graines ressemblent à un petit hérisson et leur face supérieure est bombée tandis que la face inférieure est plate.

Biologie

Le panic pied-de-coq est une plante annuelle dont les levées se font en continue du printemps jusqu'à l'automne. Pour sa germination, il faut une température de base allant de 6 à 13°C. Dans le cadre d'une culture irriguée, les levées de la plante sont très importantes. La photosensibilité de cette adventice est positive et la germination des graines se fait idéalement lorsqu'elles sont exposées à la lumière. La profondeur optimale de levée est superficielle et comprise entre 0 et 3 cm. La plante a une dormance primaire très importante.

Habitat

L'adventice est visible dans toute la France et sur tous les sols. Toutefois, elle aime se répandre particulièrement sur les sols humides et frais et dans les cultures irriguées. La plante a une grande affinité avec l'ensemble des cultures estivales. On la rencontre aussi dans les cultures faites en mode biologique où il n'est pas facile de la contrôler au-delà de 3 feuilles.

Facteurs favorables

Depuis plus de 30 ans, cette plante parvient à se maintenir à une fréquence élevée dans l'aire de production du maïs. Sa présence est significative dans les parcelles de culture irriguées. Il faut noter aussi que les rotations de culture où l'on trouve en grande partie les cultures d'été et de printemps sont favorables à l'émergence du panic pied-de-coq.

Nuisibilité

L'adventice est très envahissante et ses besoins en éléments nutritifs sont élevés. Elle parvient ainsi à réduire significativement les rendements des cultures. Aussi, le panic pied-de-coq, du fait de son cycle biologique court, peut produire rapidement des épis et graines juste avant les récoltes estivales. La plante dégrade ainsi la qualité des récoltes par l'introduction d'impuretés et de l'humidité.

Lutte

On note que les parcelles de culture où se déroulent des rotations offrant une alternance judicieuse entre les cultures de printemps, d'hiver et d'été ne craignent pas cette adventice. L'action du labour est plus ou moins intéressante dans cette lutte. Il est conseillé de faire un enfouissement occasionnel tous les 3 ou 4 ans pour que le résultat soit satisfaisant. La méthode est vivement recommandée après la récolte des cultures qui ont subi un échec de désherbage. Par ailleurs, les faux-semis réalisés en avril donnent entière satisfaction. Mais il faut que les conditions soient réunies pour une croissance rapide de la plante. Le nettoyage des outils de culture et l'entretien des fossés et abords peuvent permettre de limiter les sources de contamination.

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