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Taches noires du rosier

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La maladie des taches noires du rosier est une affection cryptogamique qui se manifeste le plus souvent en juin, avec une possible prolongation en été. Cette maladie a été observée pour la première fois vers 1830 dans plusieurs pays. Il arrive souvent qu'on la confonde à l'anthracnose lors de sa manifestation. Comme son nom l'indique, la maladie des taches noires du rosier attaque régulièrement les rosiers.

Agent pathogène

Le parasite responsable des taches noires du rosier est un champignon ascomycète appelé Marsonia. Lorsqu'il est au stade asexué, correspondant à sa forme imparfaite, il est appelé Marssonina rosae. Mais au stade sexué, c'est-à-dire à sa forme parfaite, cet agent pathogène prend le nom de Diplocarpon rosae. C'est sous forme de mycélium, dans les tiges et les feuilles, que se présente d'abord le champignon. Il laisse ensuite des ascospores et des conidies qui sont transportées par la pluie et le vent sur les tissus des nouvelles feuilles lorsque le temps est humide.

Symptômes

On voit apparaitre des taches noires ou brunes sur les feuilles. Celles-ci sont vaguement circulaires ou convergentes et leurs bords sont perforés. Souvent, c'est plutôt de grandes masses noires qui sont visibles, notamment quand la plante est fortement atteinte. Les feuilles connaissent plus tard un jaunissement et tombent. Parfois, les tiges ne sont pas épargnées par la maladie et lorsqu'elles sont atteintes, on assiste à un affaiblissement progressif de la plante. Il faut savoir qu'il est rare de voir cette pathologie entrainer la mort de la plante atteinte.

Facteurs de risque

Lorsque les journées sont chaudes et les nuits plutôt fraîches, le risque de développement des taches noires du rosier est plus grand. Aussi, une mauvaise aération du feuillage et un environnement humide favorisent le développement de l'agent pathogène.

Méthodes de défense

Dès qu'on remarque les symptômes des taches noires sur le rosier, il faut chercher à limiter l'affection en supprimant toutes les parties atteintes. On peut ensuite utiliser des fongicides comme la chlorothalonil, le mancozèbe et le flutriafol qui donnent de bons résultats. Mais, il faut plusieurs pulvérisations, notamment pendant la période de végétation, pour que le mal soit efficacement combattu. Il existe aussi des mesures préventives pour se mettre à l'abri de la pathologie. Le feuillage doit par exemple être bien aéré et les arrosages du soir sont à éviter. Aussi, il faut veiller à ce que lors des apports en eau, les feuilles ne soient pas mouillées. Chaque 3 semaines, de mai à septembre, du purin d'ortie ou de prêle peut être pulvérisée. La prévention est aussi possible avec de la bouillie bordelaise ou avec tout produit contenant du soufre.

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Directeur de publication: Laurent PAGE, email:laurent@page.live, téléphone:+262 262 92 66 38, site:

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