La sclérotiniose du pois

Article publié , mis à jour , dans Pois gourmands, Maladies du pois.

En pleine extension dans les cultures de pois, la sclérotiniose est une grave maladie entrainant de sérieuses chutes de rendements. Quand elle se manifeste, des organes de conservation s'accrochent dans le sol et permettent à la pathologie de nuire pendant longtemps. On remarque sa survenue le plus souvent dans les cultures de pois à végétation abondante ou versées et aussi dans des rotations où des cultures sensibles sont pratiquées, comme celles du trèfle et des légumières.

Agent responsable et transmission

Cette pathologie est engendrée par Sclerotina sclerotiorum, un champignon qui s'attaque également à plusieurs autres cultures comme celles du chou, du céleri et de la carotte. Ce parasite épargne toutefois les plantes monocotylédones. Sur les parties infectées par le champignon se forment des sclérotes blancs qui deviennent ensuite noirs. Ces sclérotes, de la taille d'un grain de pois, permettent au champignon de rester dans le sol durant 8 à 10 ans. Le parasite peut contaminer la terre den culture par voie aérienne en libérant ses spores ou au niveau du sol par mycélium. Son développement est au point lorsque les températures sont comprises entre 15°C et 20°C et en cas de forte hygrométrie.

SymptĂ´mes

Une attaque de la sclérotiniose est marquée par des taches humides et irrégulières sur toutes les parties de la plante, particulièrement sur les tiges. Dans la plupart des cas, on aperçoit un jaunissement des parties aériennes des pois et leur dessèchement. On remarque aussi le développement d'un mycélium blanc et cotonneux avant que les sclérotes ne soient bien visibles sur toutes les parties atteintes. Généralement à ce stade, il est fort probable que la plante soit complètement détruite.

Lutte

Il est possible de lutter contre la sclérotiniose du pois à partir d'une protection fongicide. Mais celle-ci à couramment lieu à titre préventif, à partir de la floraison. Le reste de la lutte est axé sur l'adoption de bonnes techniques culturales comme la réduction de la densité des semis et la nécessité d'éviter tout excès de végétation. Il est recommandé en outre de ne pas faire un apport de matière organique. Le désherbage est nécessaire et doit se faire soigneusement. Pour la rotation, il est bon d'inclure des graminées fourragères ou des céréales. Certaines variétés de pois résistent bien à la cette pathologie, notamment celles à port léger et dressé.

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