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Helminthosporiose du riz

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L'helminthosporiose fait partie des pathologies qu'on remarque fréquemment dans les rizières. Elle crée d'importants dégâts et entrainent des chutes de rendements de près de 50% dans certaines régions où la riziculture est développée. L'helminthosporiose est considérée comme la plus importante maladie cryptogamique qui se signale sur le riz.

Agent pathogène

C'est un champignon du genre Helminthosporium qui est responsable de l'helminthosporiose du riz. Il s'agit de Helminthosporium oryzae, un parasite qui attaque aussi d'autres plantes de la famille des Poacées – comme le riz – dont le sorgho, l'orge et le maïs. Cet agent pathogène a pour habitude de se conserver sur les débris de culture sous forme de spores. Sa dissémination se fait principalement par le vent.

Symptômes

La maladie fait apparaitre des taches sur plusieurs parties de la plante. En effet, on les remarque sur les feuilles, les gaines, les glumes, le coléoptile, les ramifications des panicules et rarement sur les racines. Sur les feuilles, ces taches sont ovales et presqu'uniformes. On voit bien qu'elles sont régulièrement étendues sur la surface foliaire. Il y en a de jeunes, c'est-à-dire qu'elles ne sont pas bien développées. Celles-ci sont petites et circulaires. Ces taches apparaissent comme des points de couleur marron violacé ou marron foncé. Sur les glumes, elles sont noires ou marron foncé. Lorsque l'attaque est importante, elles peuvent couvrir la surface totale de la glume. En général, ces taches laissent voir un centre gris ou blanchâtre lorsqu'elles atteignent leur taille finale.

Conditions favorables

Il faut dire que cette pathologie se développe couramment sur les sols anormaux souffrant d'une carence en divers éléments nutritifs. En outre, on remarque ses symptômes sur les terres dégradées où des substances toxiques ont pu s'accumuler. Il est aussi important d'indiquer que les températures comprises entre 25 et 30°C sont propices à l'émergence de l'agent pathogène. La contamination peut prendre de l'ampleur si la culture se trouve sous une ombre partielle. Aussi, une alternance d'humidité et de sécheresse permet le développement de la maladie.

Lutte

La meilleure façon d'éviter cette maladie dans les rizières est d'opter pour de bonnes pratiques culturales. Il est pour cela nécessaire d'optimiser la fertilité du sol et de ne choisir que des semences saines et indemnes. En outre, les semis du riz doivent être faits à des périodes où les conditions météorologiques ne permettent pas à l'agent pathogène de la maladie de se développer. Tous les plants, ou parties de plants, atteints doivent être retirés et brûlés. Il ne faut pas non plus oublier d'enfouir tous les résidus de récolte.

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Directeur de publication: Laurent PAGE, email:laurent@page.live, téléphone:+262 262 92 66 38, site:

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