Les maladies du riz

Article publié , mis à jour , dans Riz.

Le riz occupe une place importante dans l'alimentation de la moitié de la population mondiale. Et sa production nécessite l'adoption de certaines pratiques culturales qui permettent d'éviter une multitude de maladies, la plupart étant capable de décimer une culture entière. Les pathologies affectant le riz sont en effet très nombreuses et peuvent être de nature fongique, bactérienne ou virale.

Les maladies fongiques du riz

La pyriculariose

Elle est considérée comme la principale maladie du riz car on la rencontre dans plus de 85 pays du monde. La pyriculariose engendre d'importants ravages si toutes les conditions de son développement sont réunies. La cause première de la survenue de la maladie est la formation de microclimats autour des plants de riz pluvial. On note des pertes de production allant de 1,4 à 100%.

La pourriture à sclérotes de la gaine

C'est respectivement au Japon, aux Philippines, au Sri Lanka et en Chine que les symptômes de la pourriture à sclérotes de la gaine de riz ont été aperçus pour la première fois. La maladie peut entrainer des pertes de rendement de l'ordre de 20 à 25 % si elle se déclare avant le stade de la feuille paniculaire. Ces traces ont également été aperçues au Brésil, au Venezuela, au Suriname, aux Etats-Unis et à Madagascar.

L'helminthosporiose

Cette pathologie est très courante dans les conditions de riziculture pluviale stricte. L'helminthosporiose entraîne une flétrissure des plantules issues de semences très affectées. Elle se signale sur un sol anormal présentant une carence en éléments nutritifs ou dégradé par l'accumulation de substances toxiques. Une humidité au-dessus de 89% et une température comprise entre 25 et 30°C sont favorables à la survenu de l'helminthosporiose.

Maladie d'Udbatta

La maladie d'Udbatta est une affection du riz engendrée par le champignon Ephelis oryzae qu'on trouve fréquemment dans plusieurs Etats de l'Inde. Cette pathologie est également présente en Sierra Leone et dans certains endroits du sud-ouest de la Chine. La maladie d'Udbatta provoque directement ou indirectement des pertes de production de 1,75 à 3,69%.

La pourriture de la gaine

En Afrique de l'ouest, la pourriture de la gaine demeure un sérieux problème dans les cultures de riz pluvial, notamment sur les cultivars importés d'Asie. Elle fait également des dégâts en Asie du sud-est et dans le sous-continent indien. La pourriture de la gaine du riz provoque généralement des pertes allant de 3 à 20%, même si des pertes de 85% ont été enregistrées dans la province de Taïwan.

L'Ă©chaudures des feuilles

Lorsqu'on aperçoit des lésions par zones sur le bout des feuilles sèches ou sur les bords de celles-ci, il est fort probable qu'il s'agisse de l'échaudure des feuilles. Cette maladie du riz est provoquée par un champignon dont la croissance est parfaite à une température située entre 25 et 30°C.

Le faux charbon

On rencontre cette maladie dans la quasi-totalité des régions de production de riz du monde. Il faut noter qu'en général le faux charbon fait très peu de dégâts. Toutefois, la pathologie peut être problématique si toutes les conditions propices à son développement sont réunies.

Le changement de couleurs des glumes

Plusieurs champignons comme Sarocladium attenuatum provoquent le changement de couleur des glumes. Ces parasites passent à l'attaque suite à l'activité des punaises du riz qui se nourrissent des grains. Cette pathologie limite la production de riz pluvial en Afrique avec un remplissage incomplet des grains. Le changement de couleurs des glumes se signale aussi au Brésil.

Les maladies bactériennes du riz

Le flétrissement bactérien des feuilles

Le flétrissement bactérien du riz se signale dans plusieurs pays d'Amérique latine et d'Afrique de l'ouest. Il entraîne des pertes de rendement dans les cultures hautement contaminées. Ces pertes se situent généralement entre 20 et 30 % et peuvent même atteindre les 50%.

Maladie des stries bactériennes

Très présente en Asie tropicale, la maladie des stries bactériennes créent des soucis aux producteurs avec des pertes de rendement dépendant des conditions climatiques. En période de pluie, les pertes partent de 8,3 à 17,1% et varient entre 1,5 et 5,9 pendant les saisons sèches.

Les maladies virales

Virus « tungro » du riz

C'est en 1963 que le virus « tungro » du riz a été observé pour la première fois aux Philippines. Le terme « tungro » signifie croissance dégénérée, ce qui matérialise bien l'effet du virus dans les rizières. On note que les épidémies provoquées par la maladie causent des dégâts dépassant les 30%.

La hoja blanca

Cette maladie fait apparaitre des bandes blanches ou chlorotiques sur les feuilles de riz et entraine une atrophie des plants et un mauvais remplissage des épillets. La hoja blanca est engendrée par un virus du nom de Sogatodes oryzicola qui fait particulièrement des ravages en Amérique latine.

Le nanisme herbacé

C'est le virus Nilaparvata lugens qui est en cause dans la transmission du nanisme herbacé, maladie observée pour la première fois aux Philippines. La pathologie fait des dégâts dans plusieurs autres pays comme l'Indonésie, le Sri Lanka, au Cambodge ou en Malaisie.

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