La nèfle du Japon

Article publié , mis à jour , dans Arbres fruitiers.

L'Eriobotrya japonica ou néflier du Japon est l'arbre qui produit la nèfle du Japon, un fruit de la famille des Rosacées. Ce fruit ne doit pas être confondu à la nèfle commune, deux espèces végétales botaniquement différentes. La nèfle du Japon ou bibace est donc le fruit du néflier du Japon également appelé bibacier, un arbre qu'on aperçoit dans les pays chauds. Il est planté depuis des siècles, même si c'est récemment qu'il fut introduit en Europe et en Amérique.

La nèfle du Japon est un fruit de couleur jaune orangé à maturité, juteux et savoureux avec son goût acidulé. Il est charnu et fait entre 3 et 7 cm de long. La nèfle du Japon a une forme ovoïde tandis que sa peau est lisse mais un peu duvetée. On la considère sur le plan botanique comme une baie qui contient 4 ou 5 noyaux. Mais ces noyaux sont en fait des pépins assez volumineux qui seraient issus de l'avortement de certains ovules. Il est bon de savoir que ces noyaux de la nèfle du Japon sont toxiques car ils contiennent de l'acide cyanhydrique.

Consommation

Il est possible de consommer la nèfle du Japon nature ou dans des salades de fruits. Dans le domaine de la pâtisserie, on l'intègre dans l'élaboration de plusieurs produits. La nèfle du Japon permet aussi de faire des confitures, particulièrement à la Réunion, ainsi que du punch et de la gelée. Chez les mauriciens, c'est un fruit indispensable à la préparation des achards, mais il ne faut pas qu'il soit trop mûr avant.

Culture

On peut cultiver le bibacier sur plusieurs types de sol, qu'ils soient calcaires ou caillouteux. Mais pour une récolte abondante, il serait judicieux de choisir les sols perméables et meubles. Il faut cependant éviter que la terre soit compacte, argileuse, trop humide ou trop sèche. Il n'est pas bon de faire la culture pendant les gelées printanières ou lors des froids précoces de l'automne, des périodes qui ne favorisent pas une bonne production. Il serait parfait d'exposer le bibacier au soleil, même si les situations abritées ne lui font pas du tort.

Préparation du sol

La surface de plantation du néflier du Japon doit absolument être labourée en profondeur et bien ameublie deux mois avant la date indiquée pour la mise en terre.

Plantation et semis

Même si généralement on préfère planter le bibacier, il est aussi possible de cultiver cet arbre par semis. Pour la plantation, on peut procéder en mars ou en novembre, en utilisant des plants racinés de 2 ou 3 ans. La mise en place se réalise en motte, dans des trous profonds de 50 cm et larges de 60 cm. Concernant le semis, on se sert des pépins de la plante qui doivent être semés dans des pots. Un repiquage doit être prévu à ce niveau. Pour que le néflier supporte bien cette méthode de culture, il est nécessaire de bien arroser après la semence.

Entretien

Lorsque les plantations sont faites au printemps, il faut que les arrosages se fassent copieusement. Concernant la taille de formation, on la réalise au moment de la plantation. Toutefois, il faut retenir qu'aucune taille de fructification ou d'entretien n'est utile car on pourrait courir le risque de perdre la récolte de l'année et même de celles des années à venir. On peut se contenter de faire un élagage afin d'enlever les branches mal placées. Il faut aussi veiller à ce que les alentours du néflier du Japon soient débarrassés des mauvaises herbes. Côté fertilisation, on peut faire un apport d'engrais azoté, une démarche indispensable lorsqu'on constate une réelle pauvreté du sol.

Lutte contre les ennemis

La tavelure est une maladie qui se signale sur le néflier du Japon en engendrant des taches noires sur les fruits, ce qui a pour conséquence de réduire sa valeur commerciale. Pour lutter contre cette maladie, il est conseillé de faire un traitement à la bouillie bordelaise au printemps et en hiver. En outre, une maladie bactérienne due au Bacilus amylovorus entraine le pourrissement des racines et du collet du bibacier encore au stade d'un arbrisseau. Le seul moyen de lutter contre cette situation est de faire un drainage et un assainissement du terrain. Quelques ravageurs attaquent aussi le bibacier, comme c'est le cas avec la chenille de zeuzère qui rongent inlassablement l'intérieur des branches. Il est possible d'extraire la chenille de la galerie qu'il a créée en y introduisant un fil de fer. Par la suite, il est recommandé de passer la galerie avec un coton imbibé de sulfure de carbone, et la fermer entièrement avec du mastic.

RĂ©colte

La récolte de la nèfle du Japon doit se faire à un stade où le fruit est très mûr. Cela permettra de réduire son acidité. En général, il atteint sa maturité au printemps. Le bibacier a un rendement régulier et abondant après qu'il ait porté ses premiers fruits, 4 ou 5 ans après sa plantation.

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