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Le cognassier, le coing ou poire de Cydonie

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Fruit complexe à pépins, le coing est cultivé depuis plus de 4 000 ans et était autrefois appelé « Poire de Cydonie ». Il est produit par le cognassier, un arbre fruitier tardif de la famille des Rosacées. Le coing est un fruit du genre piridion, en ce sens qu'il est dérivé d'un ovaire infère. Il est originaire du Moyen-Orient.

Le coing est un fruit volumineux et piriforme avec une surface cotonneuse. A maturité, le fruit prend une couleur jaune et dégage une bonne odeur. Le péricarpe du coing est assez charnu de l'extérieur tandis que son trognon est plutôt cartilagineux. Selon certaines approches botaniques, on considère le coing comme un faux-fruit – de même que la pomme – car sa partie externe n'est que le réceptacle de la fleur qui est rattachée à l'ovaire central.

Variétés

  • Le coing Champion : variété d'origine américaine produisant des fruits très gros, une couleur jaune vif, une chair tendre, juteuse et très aromatique
  • Le coing Maliformis : c'est un genre très productif avec des fruits presque sphériques. Ce coing n'est cependant pas ce qu'il y a de meilleur en termes de qualité
  • Le coing du Portugal : il s'agit d'une variété vigoureuse et précoce. Sa saveur est moins astringente mais elle est toutefois plus aromatisée
  • Le coing Géant de Vranja : ses fruits sont produits par un cognassier puissant sur lequel sont fixées de longues branches et des feuilles pendantes. Ces fruits sont très parfumés et immenses ; certains peuvent même peser jusqu'à 1,5 kg.

Culture du cognassier

Le cognassier peut se cultiver parfaitement sous toutes les conditions climatiques et ne craint pas le gel hivernal. Il faut toutefois préférer le climat méditerranéen pour que le cognassier se développe bien. Il faut choisir un endroit épargné des vents forts. Au niveau du sol, le coing n'est pas très exigeant. Toutes les bonnes terres de jardin conviennent à sa culture. L'essentiel est de veiller à ce qu'elles soient fertiles et qu'elles restent fraîches en permanence.

Préparation du sol

Avant d'entamer la plantation, il faut soigneusement préparer le sol en enlevant toutes les mauvaises herbes. De la poudre d'os doit être apportée comme engrais de fond afin d'enrichir le sol comme il se doit. Les racines ayant tendance à s'étaler, il faut creuser un trou assez large. Un point de greffe doit être prévu et celui-ci doit se situer nettement au-dessus de la surface du sol.

Plantation ou semis

Pour la culture du coing, on peut procéder soit pas plantation ou soit par la réalisation de semis. Concernant la plantation du cognassier, il faut creuser un trou assez large car les racines de l'arbre ont tendance à s'étaler. Il faut une greffe pour soutenir l'arbre lors de sa croissance. A ce sujet, l'aubépine est parfaite comme porte-greffe, de même que le sorbier des oiseleurs et le poirier, même si ces derniers sont rarement utilisés. Si plusieurs cognassiers sont à planter, une distance comprise entre 4 m et 7 m est à respecter. La culture du coing par semis est possible. Pour cela, les pépins du fruit doivent être semés en automne pour une levée prévue au printemps.

Entretien des cognassiers

Il est nécessaire de faire un arrosage en cas de sécheresse. Le sol doit en permanence être propre sur un rayon de 50 cm autour du tronc du cognassier. Le bois mort doit être supprimé et les branches inutiles ou mal placées taillées. Pendant le printemps, de l'engrais destiné aux arbres fruitiers doit être apporté.

Lutte contre les ennemis du coing

L'un des points communs entre le cognassier et les pommiers et les poiriers est que ces arbres ont les mêmes ennemis. Il y a la tavelure engendrant des tâches noires sur les fruits et les feuilles, l'entomosporiose du cognassier provoquant des tâches brunes sur les feuilles et provoquant leur chute prématurée ou encore le monilia attaquant les jeunes coings en laissant sur ceux-ci des traces de pourriture. Pour lutter contre ces ennemis, de la bouillie bordelaise est à appliquer au moment où éclateront les bourgeons et lorsque les feuilles chuteront en automne. La protection peut être accentuée par la pulvérisation d'un fongicide de synthèse dès que s'ouvriront les bouquets floraux.

Récolte et conservation

Les coings doivent être cueillis en automne mais le plus tard possible. Ceci pour donner le temps au fruit de grossir car cela n'est plus possible une fois qu'ils sont séparés de leur arbre. Aussi, la récolte doit avoir lieu avant les premières gelées. Généralement, on attend que les fruits tombent d'eux-mêmes. Mais il faut éviter que cela se passe ainsi car les coings se fragiliseront et ne se conserveront pas bien. Justement à propos de conservation, il est possible de le faire pendant 2 ou 3 mois dans un endroit sombre et frais. Il faut veiller à éloigner les coings aux autres fruits et contrôler l'humidité afin qu'ils ne pourrissent pas.

Consommation du coing

Avec le coing, on peut élaborer des confitures, des gelées, des gâteaux ou des pâtes de fruits. Aussi, le fruit peut être pelé et rôti au four pour servir à la préparation de tajines de volaille ou d'agneau. Il est en outre possible de le distiller pour en faire de la liqueur. Par ailleurs, le coing est un fruit qui a des valeurs thérapeutiques. En effet dans certains pays comme l'Afghanistan, on fait bouillir les graines du fruit pour lutter contre la pneumonie.

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