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Alternariose de la pomme de terre

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Provoquant des dégâts considérables, l'alternariose de la pomme de terre préoccupe de plus en plus les producteurs de ce tubercule ces dernières années. C'est une maladie causée par la sénescence des plants et aussi par différentes réalités climatiques. Les cas dépendent en effet du niveau de la température, de la fréquence des rosées la nuit et de l'alternance humidité et ensoleillement. L'alternariose de la pomme de terre est engendrée par un duo de champignons.

Agents responsables de la maladie

Deux champignons du genre « Alternaria » sont à la base de la survenue de l'alternariose de la pomme de terre : l'Alternaria solani et l'Alternaria alternata. Ces deux champignons sont différents et leurs actions ne sont pas les mêmes. Il est toutefois difficile de les différencier par simple observation en cas de survenue de la maladie. Pour cela, un microscope de laboratoire est indispensable afin d'analyser leurs spores qui permettront de les identifier. Malgré leurs différences, ces Alternaria ont bien des choses en commun comme leur facilité à rester longtemps dans les sols, les résidus de culture et sur les tubercules infectés.

On remarque très vite des taches dispersées et bien délimitées sur les feuilles de la base lorsque la pomme de terre est atteinte par l'alternariose. Ces tâches, à bords anguleux, peuvent être brunes ou noires. En outre, les feuilles sont parsemées de taches nécrotiques avec des anneaux concentriques. L'alternariose entraine également un dessèchement du centre de toutes ces taches.

En général, l'alternariose de la pomme de terre laisse peu de symptômes sur les tubercules. On aperçoit toutefois quelques zones déprimées de tailles variées et des tissus pourris présentant un brun noirâtre. Cette pourriture est liégeuse et superficielle.

Les variétés de pomme de terre les plus atteintes par la maladie

Certaines variétés de pomme de terre sont rarement touchées par cette maladie alors que d'autres montrent plutôt une sensibilité très élevée. C'est le cas des variétés comme Bintje, Saturna, Ramos, Markies, Santana ou encore Agria dont la culture nécessite la mise en place de moyens de lutte contre l'alternariose de la pomme de terre.

Lutte contre la maladie

La plupart des fongicides de lutte contre le mildiou permettent de combattre l'alternariose de la pomme de terre. On peut faire aussi de la prévention avec des produits chimiques comme le mancozèbe. Mais il est plus conseillé de baser la lutte sur l'adoption de mesures prophylactiques en faisant des rotations de culture de 4 ans minimum, en supprimant les repousses et les déchets, en ayant une bonne connaissance des défauts de structure des sols en cas d'usage d'engins et en évitant certaines carences comme celles en magnésium ou en manganèse.

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Directeur de publication: Laurent PAGE, email:laurent@page.live, téléphone:+262 262 92 66 38, site:

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